Devant les trahisons et les têtes courbées,
Je croiserai les
bras, indigné, mais serein.
Sombre fidélité pour les choses
tombées,
Sois ma force et ma joie et mon pilier d’airain !
[...]
Je ne reverrai pas ta rive qui nous tente,
France ! hors le
devoir, hélas ! j’oublierai tout.
Parmi les éprouvés je
planterai ma tente :
Je resterai proscrit, voulant rester debout.
J’accepte l’âpre exil, n’eût-il ni fin ni terme,
Sans
chercher à savoir et sans considérer
Si quelqu’un a plié
qu’on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s’en vont qui
devraient demeurer.
Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si
même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ;
S’il
en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s’il n’en reste
qu’un, je serai celui-là !
-- Victor Hugo
"Est-on sûr d'avoir fait, ne fût-ce qu'à demi / Tout le bien qu'on peut faire ? / A-t-on vaincu le mal, et de son ennemi / A-t-on été le frère?" (V. Hugo)
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2.6.14
La Famille
"La conscience nous fait une obligation de fonder une famille ; c'est un devoir social de transmettre à d'autres la vie que nous avons reçu, d'assurer la prospérité économique, la force matérielle et le prestige moral de notre pays.
"Jeunes gens, épousez des jeunes filles bien constituées, ménagères actives et coeurs aimants, sans coquetterie et sans duplicité.
"Quiconque ne fait pas sanctionner son union par la loi commet une grave faute. Il s'expose aux tentations de ses pires instincts."
(Extrait de Auriez-vous eu votre diplôme de savoir-vivre en 1930 ? Editions Larousse 2014)
15.5.14
Claire fontaine
Claire fontaine où rossignole
Un rossignol jamais lassé,
N’es-tu pas le charmant symbole
D’un cher passé ?
Source de fraîche mélodie,
Qui fait fleurir, sous nos frimas,
Ce rosier blanc de Normandie,
Qui ne meurt pas !
À ce bouton de rose blanche,
L’hiver ne fut jamais fatal,
Non plus qu’au chêne qui se penche
Sur ton cristal.
Oh ! c’est une peine immortelle
Qui s’épanche, en larmes d’amour,
Dans la naïve ritournelle
De l’ancien jour.
C’est un reflet des ciels de France,
Ô fontaine, que tu fais voir,
Dans la limpide transparence
De ton miroir.
Un rossignol jamais lassé,
N’es-tu pas le charmant symbole
D’un cher passé ?
Source de fraîche mélodie,
Qui fait fleurir, sous nos frimas,
Ce rosier blanc de Normandie,
Qui ne meurt pas !
À ce bouton de rose blanche,
L’hiver ne fut jamais fatal,
Non plus qu’au chêne qui se penche
Sur ton cristal.
Oh ! c’est une peine immortelle
Qui s’épanche, en larmes d’amour,
Dans la naïve ritournelle
De l’ancien jour.
C’est un reflet des ciels de France,
Ô fontaine, que tu fais voir,
Dans la limpide transparence
De ton miroir.
-- Nérée Beauchemin, Patrie intime
18.2.14
Joie d'être français
La joie d'être français exprimée par la plume sensible de Victor Hugo :
... Ah ! je voudrais,
Je voudrais n'être pas Français pour pouvoir dire
Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
Je te proclame, toi que ronge le vautour,
Ma patrie et ma gloire et mon unique amour !
(-- L'Année terrible, "A la France")
... Ah ! je voudrais,
Je voudrais n'être pas Français pour pouvoir dire
Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
Je te proclame, toi que ronge le vautour,
Ma patrie et ma gloire et mon unique amour !
(-- L'Année terrible, "A la France")
11.2.14
Théorie de l'évolution
Cette lettre est le résultat d'un projet demandé en fin d'année
scolaire à une élève de quatrième qui fait ses études dans
une école chrétienne. On y voit le niveau bas de la moralité enseignée
dans un trop grand nombre de ces écoles où on s'attendrait à des valeurs un peu plus
véridiques.
---
Je vous écris par rapport à une théorie qui a été en discussion parmi les scientifiques depuis les débuts de son existence. Enseignée par convention dans les écoles, elle n'a jamais été prouvée. On l'appelle l'évolution de l'homme. Elle est complètement fausse, et elle a des effets néfastes sur la société.
Le plus grand problème d'accepter cet enseignement, ce sont ses implications. Quand les enfants croient qu'ils sont des singes, c'est normal qu'ils agissent mal. Toutes leurs actions leur semblent banales et sans conséquence éternelle. Si nous sommes nés du hasard, nous n'avons aucune raison de respecter les lois morales, car nous ne sommes qu'une espèce d'animaux. Nous devons lutter pour exister, exister aux dépens des autres, comme disait M. Darwin.
Voilà tout ce qu'il reste aux jeunes de nos jours, après qu'on les ait privés de Dieu. Voici ce qu'ils chantent :
Enseigner aux enfants qu'ils viennent de singes, est en cause de beaucoup de mal. Dépression, suicide, meutre, alcoolisme, les maux de notre siècle ont sûrement beaucoup de causes. Mais il me semble que dire qux enfants qu'ils sont des animaux ne doit pas aider.
Réfléchissez, parents. Voulez-vous vraiment que vos enfants grandissent en voyant leur vie " projetée sans futur dans l'espace "? Ne serait-ce pas mieux de leur dire qu'ils sont créés à l'image de Dieu, qu'Il les aimera toujours, même si le monde entier leur tourne le dos, que la vie a un sens, que l'espoir d'être un jour les enfants de Dieu est là ?
---
Le 26 juin 2010
Chers lecteurs,Je vous écris par rapport à une théorie qui a été en discussion parmi les scientifiques depuis les débuts de son existence. Enseignée par convention dans les écoles, elle n'a jamais été prouvée. On l'appelle l'évolution de l'homme. Elle est complètement fausse, et elle a des effets néfastes sur la société.
Le plus grand problème d'accepter cet enseignement, ce sont ses implications. Quand les enfants croient qu'ils sont des singes, c'est normal qu'ils agissent mal. Toutes leurs actions leur semblent banales et sans conséquence éternelle. Si nous sommes nés du hasard, nous n'avons aucune raison de respecter les lois morales, car nous ne sommes qu'une espèce d'animaux. Nous devons lutter pour exister, exister aux dépens des autres, comme disait M. Darwin.
Voilà tout ce qu'il reste aux jeunes de nos jours, après qu'on les ait privés de Dieu. Voici ce qu'ils chantent :
« Savoir si quelque part il y a l'espoir
d'être un jour les enfants du hasard.
Je vois ma vie projetée sans futur dans l'espace
et le silence me répond ... »
d'être un jour les enfants du hasard.
Je vois ma vie projetée sans futur dans l'espace
et le silence me répond ... »
« Je voue mes nuits aux blasphèmes
... aux requiems ...
Tuant par dépit ce que je sème ... »
Le christianisme, en contrepartie, nous dit que nous sommes nés
d'un Dieu d'amour, nous ses enfants, lui notre Père céleste. Il nous
donne un but à la vie, celui de devenir commme Dieu. Il nous donne
l'espoir, la joie, une paix intérieure qui dure, une raison pour
exister. De cette croyance découle tout ce qui est beau, grand, sublime.
Cette croyance nous donne l'espoir, non pas "d'être les enfants du
hasard" mais d'être les enfants de Dieu. Elle nous dit d'aimer notre
prochain comme nous-mêmes, d'être bons.... aux requiems ...
Tuant par dépit ce que je sème ... »
Enseigner aux enfants qu'ils viennent de singes, est en cause de beaucoup de mal. Dépression, suicide, meutre, alcoolisme, les maux de notre siècle ont sûrement beaucoup de causes. Mais il me semble que dire qux enfants qu'ils sont des animaux ne doit pas aider.
Réfléchissez, parents. Voulez-vous vraiment que vos enfants grandissent en voyant leur vie " projetée sans futur dans l'espace "? Ne serait-ce pas mieux de leur dire qu'ils sont créés à l'image de Dieu, qu'Il les aimera toujours, même si le monde entier leur tourne le dos, que la vie a un sens, que l'espoir d'être un jour les enfants de Dieu est là ?
25.11.13
Pourquoi je ne pouvais pas me battre (1)
de L. A. Kniss
Avant-propos
Mon livret précédent, intitulé Je ne pouvais pas me battre,
n'est qu'un récit de quelques actions et réactions provenant de
convictions profondes engendrées en moi par une foi de première
main. Cette foi venait de ma compréhension de la Parole de Dieu,
sous la conduite du Saint-Esprit.
Je sens que je le dois bien aux lecteurs de ce livret-là de leur
expliquer plus clairement la foi et les convictions derrière ces
actions et ces réactions, car je voudrais qu'ils éprouvent les
mêmes satisfactions spirituelles et la même sécurité que
j'éprouve moi grâce à ce que Dieu a fait et fait toujours pour
moi. Voici donc ma première raison pour cet écrit.
Mais je me trouve aussi profondément consterné de constater le
changement dans l'attitude générale de nombreuses personnes
vis-à-vis de la doctrine de la non-résistance. La non-résistance
est une discipline du Nouveau Testament pour les croyants ; elle est
nécessaire à une vie chrétienne complète. Pour autant je n'ai
jamais trouvé qu'il nous faille l'enseigner à la société en
général dans un effort pour réformer cette société, nous
considérant ainsi comme les faiseurs
de la paix dans le monde. Pourtant, ceci semble être la
tendance parmi nombre de nos f'rères et soeurs aujourd'hui. Je ne
crois pas que la non-résistance soit quelque chose que nous devions
utiliser pour rapiécer notre société cabossée, mais qu'elle est
censée embellir et purifier les chrétiens et leur témoignage pour
le salut des âmes. C'est là une autre raison pour laquelle j'écris
le présent livret.
Certains n'aiment pas le terme « non-résistance ».
C'est vrai que l'expression « vivre pacifiquement » serait peut-être
plus positive, mais le terme « pacifisme » en tous cas
porte une connotation indésirable. On peut dire aussi « non-violence ». La non-résistance comprend des phases
telles « ne pas mener en justice » et « le deuxième
mille ». La « non-violence » n'impliquerait que des
actes tels que le meurtre, la mutilation et le combat—les choses
qui détruisent ou qui blessent par grande force ou passion démente.
Aussi, la non-violence, qui est un terme relativement récent,
est-elle étroitement liée à la non-coopération et à la
désobéissance civile, qui bien souvent provoquent la violence. Il
nous semble donc que nous ferions bien de garder le terme
« non-résistance », car il couvre bien toutes les phases
bibliques du sujet.
Il se trouve parmi beaucoup de gens trop de sentiment
anti-gouvernemental ou anti-américain. Il est vrai que l'Eglise et
l'Etat sont des entités distinctes. Mais cela n'empêche pas que,
sans toutefois fermer les yeux sur des choses qui sont mal dans notre
pays ou chez nos dirigeants, nous pouvons quand même les honorer et
les respecter comme le Christ nous l'a enseigné. Nous respectons les
dirigeants en tant que dirigeants. Ce n'est pas notre rôle que de
juger ou de classifier les fonctionnaires en n'honorant que ceux que
nous trouvons bons. Certains d'entre nous penchent trop aisément à
la critique.
Ce n'est pas notre rôle en tant que chrétiens d'insister, ou même
de suggérer, que les fonctionnaires de l'Etat devraient agir selon
des principes chrétiens.
Dans cet écrit, j'ai laissé à la Bible le soin d'être son propre
interprète, en comptant sur le Saint-Esprit pour qu'il illumine la
Parole. C'est elle, ainsi que mes propre réflexions sur la pensée
confuse chez notre peuple à ce sujet, qui m'a donné les
convicitions que j'exprime.
Ma prière en présentant ce bref traité est qu'il puisse aider
quelques-unes de nos propres jeunes gens à connaître les raisons de
leur foi, et aussi qu'il puisse aider la jeunesse de diverses autres
dénominations qui cherchent la lumière au sujet de la
non-résistance.
L. A. Kniss
Table des
matières
Avant-propos
Introduction
Chapitre I - Le sujet
Chapitre II - Mon arrière-plan
Chapitre III - La situation présente
Chapitre IV - Des raisons bibliques à la non-résistance
Chapitre V - Quelques raisons supplémentaires
Chapitre VI - Implications
Chapitre VII - Questions liées
Introduction
« Pourquoi je ne pouvais pas me battre » est bien plus qu'un
titre accrocheur. Il implique un débat qui mérite des réponses
logiques tirées de la Bible. Lloy A. Kniss, un homme d'expériences
larges et variées en tant que professeur, missionnaire à
l'étranger, pasteur et évêque, a réussi à présenter ces
réponses, d'une façon hautement intéressante et efficace.
Ayant travaillé environ vingt ans avec l'auteur, comme pasteur sous
sa surveillance, je puis affirmer l'voir trouvé véritable « faiseur
de paix » avec une rare connaissance pratique de la Bible.
C'est à bon escient qu'il met en garde contre la participation dans
des formes variées du pacifisme mondain populaire, dont aucune ne
s'aligne sur le Christianisme du Nouveau Testament. C'est avec
beaucoup d'à propos qu'il insiste sur la différence entre les
règles édictées par Dieu à l'intention de son peuple au moment de
l'alliance de l'Ancien Testament et celles qu'il dispose pour
l'Eglise chrétienne telle qu'on les trouve dans le Nouveau
Testament. L'accent sur une mise en pratique quotidienne de la paix
et de la non-résistance par tous les chrétiens est d'une grande
importance. Cela s'accorde entièrement avec les instructions de Dieu
pour la vie et la conduite de l'Eglise chrétienne telles qu'elles
sont révélées dans le Nouveau Testament.
Ma sincère prière est que beaucoup lisent ce livre dans un esprit
de prière et viennent à une compréhension et une pratique plus
bibliques d'une phase très importante de la vie chrétienne dans cet
âge de l'Eglise du Nouveau Testament.
R. Shenk
25.6.12
Par amour pour la France
La
langue française est une femme.
Et cette femme est si belle, si fière,
si modeste, si hardie, si touchante,
si voluptueuse, si chaste, si noble,
si familière, si folle, si sage,
qu'on l'aime de toute son âme,
et qu'on n'est jamais tenté
de lui être infidèle.
Et cette femme est si belle, si fière,
si modeste, si hardie, si touchante,
si voluptueuse, si chaste, si noble,
si familière, si folle, si sage,
qu'on l'aime de toute son âme,
et qu'on n'est jamais tenté
de lui être infidèle.
Anatole France
22.6.12
Le Pardon de Bonchamps

Madame
de Bonchamps, décédée en 1845,
raconte ainsi dans ses Mémoires les derniers moments de son mari :
« M. de Bonchamps, après, sa blessure, avait été transporté
à Saint-Florent, où se trouvaient 5 000 prisonniers renfermés
dans l'église. La religion avait jusqu'alors préservé les Vendéens
de représailles sanguinaires ; mais lorsqu'on leur annonça que
mon infortuné mari était blessé mortellement, leur fureur égala
leur désespoir ; ils jurèrent la mort des prisonniers.
M. de
Bonchamps avait été porté chez M.Duval, dans le bas de la ville.
Tous les officiers de son armée se rangèrent à genoux autour du
matelas sur lequel il était étendu, attendant avec anxiété la
décision du chirurgien.
Mais la blessure ne laissait aucune
espérance. M. de Bonchamps le reconnut à la sombre tristesse qui
régnait sur toutes les figures. Il chercha à calmer la douleur de
ses officiers, demanda avec instance que ses derniers ordres fussent
exécutés, et aussitôt il prescrivit que l'on donnât la vie aux
prisonniers ; puis se tournant, vers d'Autichamp,
il ajouta :
« Mon ami, c'est sûrement le dernier ordre
que je vous donnerai, laissez-moi l'assurance qu'il sera exécuté. »
En effet, cet ordre, donné sur son lit de mort, produisit tout l'effet qu'on en devait attendre ; à peine fut-il connu des soldats que de toutes parts ils s'écrièrent :
Et les prisonniers furent sauvés. »
En effet, cet ordre, donné sur son lit de mort, produisit tout l'effet qu'on en devait attendre ; à peine fut-il connu des soldats que de toutes parts ils s'écrièrent :
- Grâce! grâce!
Bonchamps l'ordonne!
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