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13.1.15

Fidélité

Devant les trahisons et les têtes courbées,
Je croiserai les bras, indigné, mais serein.
Sombre fidélité pour les choses tombées,
Sois ma force et ma joie et mon pilier d’airain ! [...]
Je ne reverrai pas ta rive qui nous tente,
France ! hors le devoir, hélas ! j’oublierai tout.
Parmi les éprouvés je planterai ma tente :
Je resterai proscrit, voulant rester debout.
J’accepte l’âpre exil, n’eût-il ni fin ni terme,
Sans chercher à savoir et sans considérer
Si quelqu’un a plié qu’on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s’en vont qui devraient demeurer.
Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ;
S’il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là !

-- Victor Hugo


2.6.14

La Famille

"La conscience nous fait une obligation de fonder une famille ; c'est un devoir social de transmettre à d'autres la vie que nous avons reçu, d'assurer la prospérité économique, la force matérielle et le prestige moral de notre pays. 

"Jeunes gens, épousez des jeunes filles bien constituées, ménagères actives et coeurs aimants, sans coquetterie et sans duplicité. 

"Quiconque ne fait pas sanctionner son union par la loi commet une grave faute. Il s'expose aux tentations de ses pires instincts."

(Extrait de Auriez-vous eu votre diplôme de savoir-vivre en 1930 ? Editions Larousse 2014)

15.5.14

Claire fontaine

Claire fontaine où rossignole
Un rossignol jamais lassé,
N’es-tu pas le charmant symbole
D’un cher passé ?

Source de fraîche mélodie,
Qui fait fleurir, sous nos frimas,
Ce rosier blanc de Normandie,
Qui ne meurt pas !

À ce bouton de rose blanche,
L’hiver ne fut jamais fatal,
Non plus qu’au chêne qui se penche
Sur ton cristal.

Oh ! c’est une peine immortelle
Qui s’épanche, en larmes d’amour,
Dans la naïve ritournelle
De l’ancien jour.

C’est un reflet des ciels de France,
Ô fontaine, que tu fais voir,
Dans la limpide transparence
De ton miroir.

-- Nérée Beauchemin, Patrie intime

18.2.14

Joie d'être français

La joie d'être français exprimée par la plume sensible de Victor Hugo :

                                                ... Ah ! je voudrais,
Je voudrais n'être pas Français pour pouvoir dire
Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
Je te proclame, toi que ronge le vautour,
Ma patrie et ma gloire et mon unique amour !

(-- L'Année terrible, "A la France")

11.2.14

Théorie de l'évolution

Cette lettre est le résultat d'un projet demandé en fin d'année scolaire à une élève de quatrième qui fait ses études dans une école chrétienne. On y voit le niveau bas de la moralité enseignée dans un trop grand nombre de ces écoles où on s'attendrait à des valeurs un peu plus véridiques.

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Le 26 juin 2010
Chers lecteurs,

Je vous écris par rapport à une théorie qui a été en discussion parmi les scientifiques depuis les débuts de son existence. Enseignée par convention dans les écoles, elle n'a jamais été prouvée. On l'appelle l'évolution de l'homme. Elle est complètement fausse, et elle a des effets néfastes sur la société.


Le plus grand problème d'accepter cet enseignement, ce sont ses implications. Quand les enfants croient qu'ils sont des singes, c'est normal qu'ils agissent mal. Toutes leurs actions leur semblent banales et sans conséquence éternelle. Si nous sommes nés du hasard, nous n'avons aucune raison de respecter les lois morales, car nous ne sommes qu'une espèce d'animaux. Nous devons lutter pour exister, exister aux dépens des autres, comme disait M. Darwin.

Voilà tout ce qu'il reste aux jeunes de nos jours, après qu'on les ait privés de Dieu. Voici ce qu'ils chantent :
« Savoir si quelque part il y a l'espoir
d'être un jour les enfants du hasard.
Je vois ma vie projetée sans futur dans l'espace
et le silence me répond ... »
« Je voue mes nuits aux blasphèmes
... aux requiems ...
Tuant par dépit ce que je sème ... »
Le christianisme, en contrepartie, nous dit que nous sommes nés d'un Dieu d'amour, nous ses enfants, lui notre Père céleste. Il nous donne un but à la vie, celui de devenir commme Dieu. Il nous donne l'espoir, la joie, une paix intérieure qui dure, une raison pour exister. De cette croyance découle tout ce qui est beau, grand, sublime. Cette croyance nous donne l'espoir, non pas "d'être les enfants du hasard" mais d'être les enfants de Dieu. Elle nous dit d'aimer notre prochain comme nous-mêmes, d'être bons.

Enseigner aux enfants qu'ils viennent de singes, est en cause de beaucoup de mal. Dépression, suicide, meutre, alcoolisme, les maux de notre siècle ont sûrement beaucoup de causes. Mais il me semble que dire qux enfants qu'ils sont des animaux ne doit pas aider.

Réfléchissez, parents. Voulez-vous vraiment que vos enfants grandissent en voyant leur vie " projetée sans futur dans l'espace "? Ne serait-ce pas mieux de leur dire qu'ils sont créés à l'image de Dieu, qu'Il les aimera toujours, même si le monde entier leur tourne le dos, que la vie a un sens, que l'espoir d'être un jour les enfants de Dieu est là ?

25.11.13

Pourquoi je ne pouvais pas me battre (1)

de L. A. Kniss



Avant-propos

Mon livret précédent, intitulé Je ne pouvais pas me battre, n'est qu'un récit de quelques actions et réactions provenant de convictions profondes engendrées en moi par une foi de première main. Cette foi venait de ma compréhension de la Parole de Dieu, sous la conduite du Saint-Esprit.

Je sens que je le dois bien aux lecteurs de ce livret-là de leur expliquer plus clairement la foi et les convictions derrière ces actions et ces réactions, car je voudrais qu'ils éprouvent les mêmes satisfactions spirituelles et la même sécurité que j'éprouve moi grâce à ce que Dieu a fait et fait toujours pour moi. Voici donc ma première raison pour cet écrit.

Mais je me trouve aussi profondément consterné de constater le changement dans l'attitude générale de nombreuses personnes vis-à-vis de la doctrine de la non-résistance. La non-résistance est une discipline du Nouveau Testament pour les croyants ; elle est nécessaire à une vie chrétienne complète. Pour autant je n'ai jamais trouvé qu'il nous faille l'enseigner à la société en général dans un effort pour réformer cette société, nous considérant ainsi comme les faiseurs de la paix dans le monde. Pourtant, ceci semble être la tendance parmi nombre de nos f'rères et soeurs aujourd'hui. Je ne crois pas que la non-résistance soit quelque chose que nous devions utiliser pour rapiécer notre société cabossée, mais qu'elle est censée embellir et purifier les chrétiens et leur témoignage pour le salut des âmes. C'est là une autre raison pour laquelle j'écris le présent livret.

Certains n'aiment pas le terme « non-résistance ». C'est vrai que l'expression « vivre pacifiquement » serait peut-être plus positive, mais le terme « pacifisme » en tous cas porte une connotation indésirable. On peut dire aussi « non-violence ». La non-résistance comprend des phases telles « ne pas mener en justice » et « le deuxième mille ». La « non-violence » n'impliquerait que des actes tels que le meurtre, la mutilation et le combat—les choses qui détruisent ou qui blessent par grande force ou passion démente. Aussi, la non-violence, qui est un terme relativement récent, est-elle étroitement liée à la non-coopération et à la désobéissance civile, qui bien souvent provoquent la violence. Il nous semble donc que nous ferions bien de garder le terme « non-résistance », car il couvre bien toutes les phases bibliques du sujet.

Il se trouve parmi beaucoup de gens trop de sentiment anti-gouvernemental ou anti-américain. Il est vrai que l'Eglise et l'Etat sont des entités distinctes. Mais cela n'empêche pas que, sans toutefois fermer les yeux sur des choses qui sont mal dans notre pays ou chez nos dirigeants, nous pouvons quand même les honorer et les respecter comme le Christ nous l'a enseigné. Nous respectons les dirigeants en tant que dirigeants. Ce n'est pas notre rôle que de juger ou de classifier les fonctionnaires en n'honorant que ceux que nous trouvons bons. Certains d'entre nous penchent trop aisément à la critique.

Ce n'est pas notre rôle en tant que chrétiens d'insister, ou même de suggérer, que les fonctionnaires de l'Etat devraient agir selon des principes chrétiens.

Dans cet écrit, j'ai laissé à la Bible le soin d'être son propre interprète, en comptant sur le Saint-Esprit pour qu'il illumine la Parole. C'est elle, ainsi que mes propre réflexions sur la pensée confuse chez notre peuple à ce sujet, qui m'a donné les convicitions que j'exprime.

Ma prière en présentant ce bref traité est qu'il puisse aider quelques-unes de nos propres jeunes gens à connaître les raisons de leur foi, et aussi qu'il puisse aider la jeunesse de diverses autres dénominations qui cherchent la lumière au sujet de la non-résistance.

L. A. Kniss




Table des matières

Avant-propos
Introduction
Chapitre I - Le sujet
Chapitre II - Mon arrière-plan
Chapitre III - La situation présente
Chapitre IV - Des raisons bibliques à la non-résistance
Chapitre V - Quelques raisons supplémentaires
Chapitre VI - Implications
Chapitre VII - Questions liées




Introduction

« Pourquoi je ne pouvais pas me battre » est bien plus qu'un titre accrocheur. Il implique un débat qui mérite des réponses logiques tirées de la Bible. Lloy A. Kniss, un homme d'expériences larges et variées en tant que professeur, missionnaire à l'étranger, pasteur et évêque, a réussi à présenter ces réponses, d'une façon hautement intéressante et efficace.

Ayant travaillé environ vingt ans avec l'auteur, comme pasteur sous sa surveillance, je puis affirmer l'voir trouvé véritable « faiseur de paix » avec une rare connaissance pratique de la Bible. C'est à bon escient qu'il met en garde contre la participation dans des formes variées du pacifisme mondain populaire, dont aucune ne s'aligne sur le Christianisme du Nouveau Testament. C'est avec beaucoup d'à propos qu'il insiste sur la différence entre les règles édictées par Dieu à l'intention de son peuple au moment de l'alliance de l'Ancien Testament et celles qu'il dispose pour l'Eglise chrétienne telle qu'on les trouve dans le Nouveau Testament. L'accent sur une mise en pratique quotidienne de la paix et de la non-résistance par tous les chrétiens est d'une grande importance. Cela s'accorde entièrement avec les instructions de Dieu pour la vie et la conduite de l'Eglise chrétienne telles qu'elles sont révélées dans le Nouveau Testament.

Ma sincère prière est que beaucoup lisent ce livre dans un esprit de prière et viennent à une compréhension et une pratique plus bibliques d'une phase très importante de la vie chrétienne dans cet âge de l'Eglise du Nouveau Testament.

R. Shenk

25.6.12

Par amour pour la France


La langue française est une femme.
Et cette femme est si belle, si fière,
si modeste, si hardie, si touchante,
si voluptueuse, si chaste, si noble,
si familière, si folle, si sage,
qu'on l'aime de toute son âme,
et qu'on n'est jamais tenté
de lui être infidèle. 

Anatole France

22.6.12

Le Pardon de Bonchamps


Madame de Bonchamps, décédée en 1845, raconte ainsi dans ses Mémoires les derniers moments de son mari : 

« M. de Bonchamps, après, sa blessure, avait été transporté à Saint-Florent, où se trouvaient 5 000 prisonniers renfermés dans l'église. La religion avait jusqu'alors préservé les Vendéens de représailles sanguinaires ; mais lorsqu'on leur annonça que mon infortuné mari était blessé mortellement, leur fureur égala leur désespoir ; ils jurèrent la mort des prisonniers. 

M. de Bonchamps avait été porté chez M.Duval, dans le bas de la ville. Tous les officiers de son armée se rangèrent à genoux autour du matelas sur lequel il était étendu, attendant avec anxiété la décision du chirurgien. 

Mais la blessure ne laissait aucune espérance. M. de Bonchamps le reconnut à la sombre tristesse qui régnait sur toutes les figures. Il chercha à calmer la douleur de ses officiers, demanda avec instance que ses derniers ordres fussent exécutés, et aussitôt il prescrivit que l'on donnât la vie aux prisonniers ; puis se tournant, vers d'Autichamp, il ajouta : 
« Mon ami, c'est sûrement le dernier ordre que je vous donnerai, laissez-moi l'assurance qu'il sera exécuté. » 

En effet, cet ordre, donné sur son lit de mort, produisit tout l'effet qu'on en devait attendre ; à peine fut-il connu des soldats que de toutes parts ils s'écrièrent : 

- Grâce! grâce! Bonchamps l'ordonne!

Et les prisonniers furent sauvés. »