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18.2.14

A maman

Mon coeur me dit que c'est ta fête
(Je crois toujours mon coeur quand il parle de toi) ;
Maman, que faut-il donc que ce coeur te souhaite ?
Des trésors ? - Des honneurs ? - Des trônes ? - Non, ma foi,
Mais un bonheur égal au mien quand je te vois.

-- Victor Hugo

Quelques petits vers émouvants du Grand écrivain, découverts ce matin au hasard d'une page de la Toile.

25.6.12

Citations : Maman (2)


Rien ne vaut une douce maman.
Tolstoï, Anna Karénine

L’asile le plus sûr est le sein d’une mère.
Jean-Pierre Florian

La douceur est invincible.
Marc-Aurèle

Tendresse maternelle
Toujours se renouvelle.
Proverbe français

L’avenir d’un enfant est l’oeuvre de sa mère.
Napoléon

Qui n’a pas d’enfants n’a pas de lumière dans les yeux.
Proverbe persan

Fragile beauté maternelle où tous les âges de l’homme puisent leur raison d’être.
Vasco Varoujean

La fête des mères est un prétexte, car on fête toute l’année sa maman.
Jean Gastaldi

Fête des mères


A maman
Mon cœur me dit que c'est ta fête ;
(Je crois toujours mon cœur quand il parle de toi.)
Maman, que faut-il donc que ce cœur te souhaite?
Des trésors? - des honneurs? - des trônes? - Non, ma foi !
Mais un bonheur égal au mien quand je te vois.

VICTOR HUGO


Pour ma mère
Il y a plus de fleurs
Pour ma mère, en mon cœur,
Que dans tous les vergers.

Plus de merles rieurs
Pour ma mère, en mon cœur
Que dans le monde entier.

Et bien plus de baisers
Pour ma mère, en mon cœur
Qu'on en pourrait donner.

MAURICE CAREME

27.2.12

Sans famille

Je suis un enfant trouvé. Mais jusqu’à huit ans j’ai cru que, comme tous les autres enfants, j’avais une mère, car lorsque je pleurais, il y avait une femme qui me serrait si doucement dans ses bras, en me berçant, que mes larmes s’arrêtaient de couler.

Jamais je ne me couchais dans mon lit, sans qu’une femme vînt m’embrasser, et, quand le vent de décembre collait la neige contre les vitres blanchies, elle me prenait les pieds entre ses deux mains et elle restait à me les réchauffer en me chantant une chanson, dont je retrouve encore dans ma mémoire l’air, et quelques paroles.
Quand je gardais notre vache le long des chemins herbus ou dans les brandes, et que j’étais surpris par une pluie d’orage, elle accourait au-devant de moi et me forçait à m’abriter sous son jupon de laine relevé qu’elle me ramenait sur la tête et sur les épaules.

Enfin quand j’avais une querelle avec un de mes camarades, elle me faisait conter mes chagrins, et presque toujours elle trouvait de bonnes paroles pour me consoler ou me donner raison.

Par tout cela et par bien d’autres choses encore, par la façon dont elle me parlait, par la façon dont elle me regardait, par ses caresses, par la douceur qu’elle mettait dans ses gronderies, je croyais qu’elle était ma mère.
~ Hector Malot, Sans famille, p. 1

29.11.11

Les cheveux de ma mère

Le soir, quand pour dormir, elle a défait ses tresses
Et me laisse à genoux baiser ses cheveux longs,
J'aime, en les renattant, à couvrir de caresses
Les premiers fils d'argent éclos dans ces fils blonds.


J'y lis tout un passé de soucis et de crainte
J'y vois mes maux d'enfant qui l'ont tant fait souffrir
Et chaque nuit veillée a laissé son empreinte
Sur ce front adoré que le temps va flétrir.


Des efforts qu'elle a faits pour me rendre meilleure,
Plus vaillante, plus sage et plus digne d'amour
Pour soulager qui souffre et consoler qui pleure,
Chacun de ces fils blancs me représente un jour.


Aussi tous les joyaux et tout l'éclat d'un trône
La rendraient bien moins belle à mes yeux attendris,
Bien moins chère à mon coeur que la double couronne
De sa bonté pensive et de ses cheveux gris.


C'est pourquoi, quand, le soir, elle a défait ses tresses
Qui baignent son front pur de leur reflet changeant
J'aime à compter tout bas, par autant de caresses,
Entre ces fils dorés les premiers fils d'argent.

-- Marie de Valandré